Pouvez-vous nous rappeler ce que représente UPSA en France et dans le Monde ?
UPSA est une entreprise pharmaceutique qui offre une gamme complète pour soulager les maux du quotidien, principalement connue pour ses produits à base de paracétamol.
Si le siège social est situé à Rueil Malmaison, UPSA est un acteur historique de la région Nouvelle Aquitaine avec 2 sites de production et un site de distribution à Agen, qui en fait le premier employeur privé du Lot et Garonne avec 1 300 salariés sur le site et 3 500 emplois indirects.
Passée sous actionnariat japonais (groupe Taisho) depuis juillet 2019, UPSA a réalisé 390M° d’euros (50% en France et 50% à l’International).
Le site d’Agen génère une production de 300M° de boites par an sur 24 lignes de conditionnement, et représente un site d’excellence avec un savoir-faire technologique.
UPSA, c’est du local à l’International avec l’exportation de 40% de ses volumes, et un rayonnement dans 60 pays.
Fidèle à son ambition d’être performante tout en innovant socialement, UPSA développe concrètement sa RSE au travers de projets tant en France qu’à l’international.
Vous avez certainement fait face à une demande accrue de vos spécialités pharmaceutiques pendant cette crise et en même temps répondu aux contraintes du confinement. Comment avez-vous fait ?
Le paracétamol (Dafalgan, Efferalgan) représente plus de 70% de nos spécialités. Depuis mi-mars, sur nos chaînes de production, la priorité est donnée aux médicaments à base de paracétamol, pour répondre aux demandes de la France et l’ensemble des pays qui en auraient besoin, dont la Suisse et la Belgique.
Nos machines sont sans cesse en mouvement pour pouvoir produire 1,5 millions de boîtes de Paracétamol par jour.
D’autre part, tous les collaborateurs du siège et les commerciaux sont sur le pont depuis le début de cette crise, en télétravail, pour apporter leur pleine contribution tant aux pharmaciens d’officines qu’à nos collaborateurs en première ligne à Agen.
Nous avons ainsi pu répondre pleinement à notre mission d’acteur de santé responsable et contribuer à l’effort de solidarité national, en illustrant concrètement notre raison d’être : « Agir pour la santé de la famille au quotidien. »
Quelles difficultés avez-vous dû affronter pendant cette crise ?
Notre priorité absolue a été de nous assurer de la santé et de la sécurité de nos collaborateurs : aussi nous avons pris une série de mesures pour limiter au maximum la propagation du virus, et notamment : Dès le 16 mars, nous avons rendu le télétravail obligatoire pour toutes les fonctions le permettant (systématique au siège ; ponctuel à l’usine), nous avons suspendu les visites en pharmacies jusqu’à nouvel ordre pour les commerciaux et nous avons mis en place des mesures spécifiques sur nos sites de production et de distribution d’Agen telles que l’arrêt des visites sur site, le nettoyage renforcé des surfaces, le réaménagement des Espaces communs (salles de travail, vestiaires, restaurant…) pour respecter les mesures barrières.
En revanche, l’enjeu de santé publique de renforcer notre production de paracétamol à l’usine d’Agen nous a placés en situation d’équilibre instable entre la mise en place immédiate des mesures de protection des équipes de jour et de nuit, la gestion de leurs peurs légitimes (ex : peur de ne pas être approvisionnés à temps en masques) et l’enjeu de produire 5 fois plus, avec le même niveau de qualité. Le maintien, sur la durée, de cette double contrainte a constitué le challenge et la tension principale.
Comment envisagez-vous le déconfinement pour l’entreprise et surtout pour les équipes commerciales ?
Comme tous les autres acteurs économiques, dans cet environnement mouvant aux paramètres flottants, nous envisageons diverses options qui pourront être remises en cause d’ici au 11 mai.
- 80% des collaborateurs d’Agen n’ont pas cessé de venir travailler sur le site depuis le début de cette crise ; le retour des 20% de personnels confinés se fera selon les recommandations nationales, les conditions spécifiques des postes, types d’activité et conditions de travail.
- Pour les équipes commerciales la complexité est multiple. La reprise de nos équipes se fera en fonction des directives nationales (déconfinement progressif par région ?) et recommandations de la branche (LEEM) ; quelle sera l’attitude la plus responsable entre la présence proximale auprès de nos clients et les gestes barrières encore de rigueur au moment du déconfinement ? Où fixer le curseur ? Il est encore trop tôt pour apporter une réponse concrète. Nous travaillons activement sur plusieurs scenarii.
- Pour les 120 personnes du siège de Rueil Malmaison, il y aura un juste équilibre à trouver entre d’une part des paramètres externes (reprise partielle ou totale des transports en commun francilien ; rentrée scolaire progressive) et d’autre part des facteurs internes de protection de la santé des collaborateurs, tels que les distances barrières imposant une gestion stricte des open space et salles de réunion.
Toutes les hypothèses sont évoquées (reprise progressive en tuilage par service ; maintien du télétravail pour les collaborateurs plus fragiles…)
Qu’aurez-vous appris de cette période ?
Nous avons avant tout la confirmation de l’engagement sans faille de l’ensemble des collaborateurs, chacun à son poste :
- usine en flux tendu, 7 jours sur 7 en 3×8 pour produire davantage de paracétamol avec le même niveau de qualité et pouvoir distribuer auprès de l’ensemble des points de vente ;
- équipes commerciales via leur présence en home office auprès des clients officinaux pour continuer à prendre les commandes et maintenir notre rôle de partenaire de santé, au quotidien
- personnel siège mobilisé pour le maintien du business continuity et démontrant la flexibilité nécessaire pour apporter support et solutions aux personnels en première ligne.
L’enseignement majeur de cette période est la capacité de mobilisation, de réponse active et efficace d’UPSA, ainsi que la solidarité et l’engagement remarquable qui ont renforcé la fierté d’appartenance de tous.
Plus largement, cette crise du Coronavirus illustre la nécessité de produire en France pour assurer une souveraineté sanitaire.
Fabriquant 98% de ses médicaments à Agen, UPSA a une empreinte sanitaire forte en France.
Privilégier les circuits courts, comme le fait de produire en France, prend tout son sens aujourd’hui et devrait être encouragé dans l’avenir.
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